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La vie et le travail des porcelainiers en Europe

De la manufacture de porcelaine Jakob Zeidler, fondée en 1866, est né l’actuel musée Porzellanikon. La manufacture avait été érigée sur la pelouse, une cité de travailleurs avait ensuite été construite pour loger les quelques 450 ouvriers. ©Porzellanikon – Staatliches Museum für Porzellan (Musée national allemand de la porcelaine), Hohenberg an der Eger/Selb
De la manufacture de porcelaine Jakob Zeidler, fondée en 1866, est né l’actuel musée Porzellanikon. La manufacture avait été érigée sur la pelouse, une cité de travailleurs avait ensuite été construite pour loger les quelques 450 ouvriers.
Pendant des décennies, la seule façon de transporter la porcelaine d’un poste de travail à l’autre était de les porter sur des planches. Même les femmes devaient porter agilement de lourdes charges en équilibre dans les escaliers. ©Staffordshire Sentinel Newspapers
Pendant des décennies, la seule façon de transporter la porcelaine d’un poste de travail à l’autre était de les porter sur des planches. Même les femmes devaient porter agilement de lourdes charges en équilibre dans les escaliers. ©Staffordshir
Pendant longtemps, la cuisine a été au cœur de la vie domestique. Dans les ménages des porcelainiers, la banquette de cuisine remplaçait parfois même la salle de séjour. ©Renate Waechter
Pendant longtemps, la cuisine a été au cœur de la vie domestique. Dans les ménages des porcelainiers, la banquette de cuisine remplaçait parfois même la salle de séjour. ©Renate Waechter

Aux 19e et 20e siècles est apparu en Allemagne mais aussi en France, en Angleterre ou encore en Italie un grand nombre de manufactures dont la main d’œuvre, atteignant souvent plus d’un millier d’ouvriers, dominait les villages et petites villes.

C’est sur les traces de ces hommes et femmes au sein de la manufacture et à l’extérieur que s’est mise en route l’exposition "Une vie de porcelainier - Le travail et la vie des porcelainiers en Europe". Bien entendu, il ne faut pas oublier les temps de travail et les salaires, mais aussi les mesures disciplinaires conduites de manière stricte par les directeurs des manufactures et qui sont documentées dans un registre des peines. Des producteurs venant de différents pays y racontent leurs origine et carrière, ce qui permet d’établir des comparaisons. Très vite, les ouvriers s’organisèrent dans tous les pays pour imposer l’amélioration des conditions de vie et de travail qu’ils revendiquaient. Des grèves, accompagnées parfois de violences, donnent un bon aperçu des difficultés rencontrées.

Le quotidien (au travail) authentique
Pendant longtemps, les conditions de logement ont été plus que modestes ; un studio datant environ de l’année 1920 laisse deviner le peu de place dont disposaient les familles. Néanmoins, il y avait une place pour les loisirs : alors que très tôt déjà, le football en Angleterre permettait de se détendre après le pénible travail quotidien, en Allemagne ce sont surtout les associations sportives et musicales qui jouaient ce rôle. Cet espace d’exposition relate la vie et le travail des hommes et femmes en rapport avec la porcelaine. Des porcelainiers et porcelainières viennent à votre rencontre et vous décrivent leur vie à travers des films et des bornes multimédias. Tout cela a un aspect très authentique et vous commencerez à comprendre ce que les régions porcelainières d’Allemagne et d’Europe ont en commun, ce qui les distingue et ce qui les marque parfois encore jusqu’à aujourd’hui.

Dans le cadre d’un séminaire P (cursus du baccalauréat allemand), les élèves du lycée Walter Gropius de Selb donnent de la vie à l’Histoire. Dans cette espace d’exposition, les visiteurs du musée peuvent dores et déjà étancher leur soif de savoir par smartphone. Il suffit de scanner le code QR et d’écouter l’histoire qui y est racontée virtuellement. L’exposition n’est plus entrecoupée des nombreux textes à lire.